La candidature d’Hulot nous redonne du courage, il va très certainement trouver une troisième voie « verte » afin de ne pas sortir du nucléaire. Ainsi nous pourrons toujours espérer avoir notre centrale, et troquer un jour PPI contre PPRI.
Avec Nicolas Hulot il n’y a rien à craindre, comme d’ailleurs avec la plupart de nos hommes politiques, car s’il y a un point qui en France ne fait pas débat c’est « la poursuite du nucléaire ».
Je vous en laisse juge :
Inutile de citer le chef du gouvernement souvent décrit comme le « VRP du nucléaire ». D’ailleurs Philippe BESSON son ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie affirmait dans une interview de Libération publiée mardi 12/04/11 : « Le nucléaire est un élément clé de notre indépendance énergétique, puisqu’il assure 80% de notre consommation d’électricité. C’est une industrie qui n’émet pas de gaz à effet de serre, et créatrice d’emplois qualifiés. Enfin, c’est grâce au nucléaire que nous avons une électricité 40% moins chère que la moyenne des autres pays européens »
François HOLLANDE prétend « Pour des raisons de prix, d’indépendance et pour ne pas recourir aux énergies fossiles qui émettent du CO2, nous aurons encore besoin de nucléaire pendant de longues années ».
http://www.directmatin.fr/actu/grand-angle/0/francois-hollande-je-suis-homme-neuf-29864.html
Seule Ségolène Royale proposait la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% d’ici 2020, mais elle n’est plus suffisamment cotée dans les sondages ces derniers temps.
Avec Nicolas Hulot, pas de craintes non plus, son conseiller pro nucléaire M. Jancovici déclarait que « L’ordre de grandeur pour Tchernobyl, c’est la dizaine de milliers de morts ; pour le réchauffement climatique, c’est de l’ordre de la centaine de millions de morts, au moins ».
http://www.actualites-news-environnement.com/20070112-nucleaire-Nicolas-Hulot-Jancovici.php
Soyons Rassurés, le mètre supplémentaire pour cause de réchauffement climatique qui s’appliquera très bientôt à l’Aiguillon et àla Fauterisque de ne jamais s’appliquer pour la centrale du Blayais en Gironde. C’est pourtant une centrale qui cumule tous les risques d’après les écologistes : elle fête ses 30 ans, date prévue pour son arrêt à l’origine, et il y a eu l’inondation de 1999.
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/page_blayais.html
http://www.ina.fr/video/CAC00001354/centrale-du-blayais.fr.html
Jugez en par vous même : « Enseignant à Bordeaux 1, Simon Charbonneau, spécialiste de droit de l’environnement et des risques technoscientifiques, ne mâche pas ses mots, suite à la révélation des incidents de la centrale du Blayais.
« SUD-OUEST ». – Quel a été votre premier sentiment en apprenant les incidents de la centrale nucléaire du Blayais ?
SIMON CHARBONNEAU. – L’article 21 de la loi sur les risques majeurs prévoit une information en temps réel. Il n’a pas été respecté. Ce qui s’est passé est énorme. On implante une centrale en zone inondable, mais on ne prévoit pas que les digues la protégeant puissent être submergées. On mesure toute l’absurdité de cette hypothèse du risque zéro développée dans les années 70 par ces ingénieurs d’EDF plein de morgue qui sortaient de Polytechnique. Certes, ils en ont rabattu depuis. Mais l’affaire du Blayais, s’il en était besoin, ne peut que les inciter à la modestie.
« S.-O. ». – Quels enseignements tirez-vous de ces incidents ?
S.C. – Imaginons la conjonction d’un fort coefficient de marée, d’une crue importante et d’un grand coup de vent ! C’est la totale ! Le cœur fond, la centrale s’emballe. Qu’est-ce qui peut se passer ? L’enceinte de confinement peut-elle résister et éviter la libération du combustible dans l’atmosphère. On n’en sait strictement rien ! La technologie ne nous protège pas de la nature. Nous sommes toujours dépendants de cette dernière. A Braud-Saint-Louis, le risque technologique a interféré avec le risque naturel. C’est gravissime. Le nucléaire reste toujours dangereux. C’est peu de le dire dans le pays le plus nucléarisé du monde, où il existe un réacteur par million d’habitants. »
En outre, le président de la Commissionlocale d’information nucléaire (Clin), Jacques Maugein, a mis l’accent sur les possibilités d’inondation par le marais qui isolerait la centrale, la route d’accès pour les secours pouvant être submergée. Si l’accès des secours a été un argument de choc pour justifier les expropriations à la pointe pour la Centrale du Blayais il n’en est pas question ! Vous commencez à comprendre les avantages du nucléaire n’est-ce pas ? De là à croire que les PPI (plan particulier d’intervention du nucléaire) seraient plus souples que nos PPRI il n’y a qu’un pas, avec le nucléaire tous les espoirs sont permis. Avec une centrale àla Pointe de l’Aiguillon, nous serions enfin considérés. Monsieur Retailleau et bien d’autres élus viendraient sans peur, au grand jour, pour assurer leur soutien aux associations de sinistrés. Quand bien même nous serions fluorescents nous deviendrions plus « fréquentables ».
Une chose est certaine, au train ou vont les choses, nous risquerions de mourir plus facilement atomisés qu’inondés !
